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Bienvenue sur notre site d’information !

Cet outil a été créé pour être un lien entre les adhérents à l’association Shangxin de La Tour du Crieu.

Ce lien a pour vocation d’informer au sujet des cours, de la pratique du Qi-Gong, et de ce qui l’entoure.

Il a également été conçu pour que les adhérents puissent communiquer entre eux.

Vous savez bien que la communication ne fait pas défaut lors des cours, mais d’une part certains adhérents ne se rencontrent jamais car ils assistent à des cours différents, d’autre part, le cours requérant très vite une grande concentration, la communication de certains peut se voir limitée.

Ce site vous informera donc:

– des horaires et lieux de cours

– des éventuelles modifications dans ces horaires

– des pratiques saisonnières du Qi-Gong

– et vous donnera des informations d’ordre général sur la médecine chinoise, ses principes, ses applications dans la diététique, l’hygiène de vie et la méditation.

La MAIN

par Jean Pélissier, professeur en MTC

Rendons éloge à la main.

La main est un des outils sacrés que le Ciel nous a donnés pour correspondre avec notre for intérieur, avec notre âme, et pour interagir avec le monde extérieur.

Elle est la continuité de l’Esprit, la plume par laquelle se couchent sur le papier les plus belles calligraphies, les poèmes inspirés, les textes chargés d’émotion.

La main est un pont entre la pensée et la matière, une force créatrice capable d’élever l’invisible au rang de tangible.

La main, dans les derniers instants d’un mourant, sait calmer l’Esprit.

Posée doucement sur le front ou serrée entre deux doigts tremblants, elle apporte une paix ultime.

Par son contact, elle réchauffe l’âme, apaise la peur et fait surgir un sentiment profond de présence et de connexion.

La main est d’une minutie infinie.

Elle sculpte, peint, coud, ajuste des mécanismes infiniment précis.

Par ses gestes délicats, elle donne naissance aux plus beaux objets d’art, fruits de patience et de dévotion.

Une main habile peut transformer le chaos en beauté.

C’est la porte ouverte à des instants sublimes de méditation.

La main, qu’on a parfois voulu amputer de son rôle essentiel, reste le plus beau moyen d’entrer en contact avec l’autre.

Un serrement de main n’est pas un simple geste social ;

il est un langage en soi.

Dans cette pression, ni trop ferme ni trop faible, se joue une danse, un partage d’énergies, une reconnaissance mutuelle.

Un serrement de main peut révéler l’âme d’un être.

La main, parfois paresseuse et molle, peut aussi se montrer tonique et vibrante d’énergie.

En son centre réside un chakra mineur, une porte secrète que les taoïstes nous apprennent à « ouvrir » pour transmettre l’énergie vitale à autrui.

Une main consciente peut être une extension du Cœur et de l’Esprit, un canal pour offrir chaleur et réconfort.

La main, froide et rigide sous l’emprise du blocage émotionnel, ou humide de faiblesse cardiaque et pulmonaire, raconte une histoire.

Mais elle peut aussi être une source de douce chaleur, capable de calmer les pleurs d’un bébé.

La caresse d’une main apaisée et pleine de compassion peut dissiper la peur et inviter au repos.

La main, vieillissante, marquée par le temps, témoigne des batailles menées, des travaux accomplis. Une main ridée porte l’histoire d’une vie.

Chaque ligne, chaque tache raconte une étape du chemin parcouru.

La main est aussi l’oracle de notre devenir.

Les lignes qu’elle porte sont les chemins invisibles de notre destin.

Chacun de ses plis, chaque entrecroisement contient une vérité, une direction, une énergie inscrite par les forces de l’univers.

La main peut retenir une poignée de sable, éphémère symbole du temps qui s’écoule.

Ces millions de grains, insaisissables et fugaces, nous rappellent que la main n’est qu’une gardienne temporaire, une métaphore de la fragilité et de la beauté du moment présent.

La main, celle qui soigne et répare, applique des baumes et prodigue des massages.

Par sa précision et son intuition, elle apaise les douleurs physiques et émotionnelles, transmettant une énergie bienfaisante.

La main, celle qui unit les êtres dans la prière ou dans un geste de paix.

Lorsqu’elle se joint à une autre, elle devient le symbole de l’harmonie universelle, un lien qui transcende les mots.

La main, celle qui s’élève pour applaudir, exprimant la reconnaissance et la gratitude envers la beauté d’un geste, d’un talent ou d’un exploit.

Elle est la manifestation de l’admiration.

La main, celle qui enseigne, guidant un enfant dans l’apprentissage d’écrire, de dessiner ou de toucher la vie avec confiance.

Par son contact, elle transmet des savoirs et une force invisible.

La main, celle qui recueille, portant à la bouche de l’eau claire, des fruits ou des grains de vie.

Elle est le symbole de l’abondance et de la subsistance, une médiatrice entre la nature et nos besoins.

La main, enfin, est le miroir de l’âme et l’extension du cœur.

Par ses gestes, ses caresses, sa chaleur, elle exprime ce que les mots ne peuvent dire.

Elle est un outil sacralisé par le Ciel, à la fois humilité et grandeur, symbole d’action et de contemplation.

Et lorsque vient l’heure du silence, posons la main sur le cœur.

Dans ce simple geste se résument toutes les fonctions de la main :

l’écoute, l’émotion, la transmission et l’amour.

Salon des Associations

Le samedi 12 septembre 2026

aura lieu le salon des Associations de la Tour du Crieu

L’année dernière nous avons passé une extraordinaire journée

de partages, d’informations, de rires et de rencontres.

Venez nombreux pour soutenir l’équipe,

pour tenir le stand,

ou tout simplement pour un gentil coucou !

ÉLOGE DE LA MEDITATION

par Jean PELISSIER

La méditation n’est pas une fuite vers l’illusion,

ni une rêverie vaine.

Elle est un temps d’incubation,

comme l’oiseau qui, patiemment,

réchauffe la vie encore invisible.

Méditer,

c’est accomplir cet acte intérieur qui prépare l’éveil,

qui féconde l’être.

Dans le tumulte du quotidien,

nous sommes happés par les mille sollicitations de l’extérieur.

Nos pensées se succèdent à la vitesse de l’éclair,

formant un flot ininterrompu.

Méditer, c’est revenir en amont de ce flot.

C’est s’asseoir sur la berge et regarder l’eau passer.

C’est apprendre à ne pas se laisser emporter par chaque courant,

chaque remous, chaque vague de l’esprit.

Les anciens taoïstes appelaient cela « revenir au centre du cercle ».

Car au centre du cercle, tout est stable.

Les opposés s’équilibrent, le yin et le yang se fondent dans l’unité.

Méditer, c’est retrouver cet axe intérieur,

immobile,

même lorsque le monde entier s’agite autour de nous.

La plupart du temps, nous pensons sans cesse.

Une pensée chasse l’autre, et nous croyons que c’est cela vivre.

Mais la méditation nous enseigne qu’il existe un espace silencieux entre deux pensées.

Un interstice de pure présence.

Lorsque l’on apprend à écarter ces pensées,

à se laisser glisser dans cette brèche,

on entre dans la non-pensée.

D’aucuns appellent cela l’éveil.

D’autres y voient l’accès au champ quantique,

cette réalité de non-dualité où tout est relié,

tout est Un.

Peu importe le vocabulaire.

Ce silence entre deux pensées est un océan sans rivages,

un espace d’infini où notre être se repose et se régénère.

Les taoïstes disent que l’homme est un souffle entre Ciel et Terre.

Nous inspirons le Ciel,

nous expirons vers la Terre,

et inversement.

La méditation, c’est retrouver ce rythme premier,

cette danse du souffle qui nous relie au grand cosmos.

La respiration devient alors un chemin.

À chaque inspiration,

je me remplis de ciel,

de lumière.

À chaque expiration,

je rends à la Terre mes lourdeurs,

mes tensions,

mes attachements.

Méditer,

c’est redevenir ce souffle vivant qui circule,

qui relie, qui guérit.

Zhuangzi, l’un des grands maîtres du taoïsme, disait :

« L’homme véritable respire par les talons. »

Cette phrase étrange nous rappelle que méditer,

c’est descendre profondément en soi,

jusque dans les racines de l’être.

Ce n’est pas seulement une technique de relaxation ou une gymnastique mentale.

C’est une rencontre avec le mystère de la vie.

En méditant, nous cessons de chercher des réponses immédiates.

Nous nous asseyons simplement dans le mystère,

comme on s’assied sous un arbre millénaire.

La méditation n’apporte pas toujours des solutions,

mais elle change notre regard.

Elle nous rend vastes, souples, ouverts.

Et surtout vivants.

La méditation n’est pas une fuite hors du monde.

Elle n’est pas réservée aux ermites dans leurs grottes.

Elle est une école de vie pour chacun d’entre nous.

Quelques minutes chaque jour suffisent.

S’asseoir, respirer,

laisser passer les pensées.

Et peu à peu, un espace s’ouvre.

Alors, face aux tempêtes de l’existence,

nous ne sommes plus ballottés.

Nous sommes enracinés.

Nous sommes le rocher au milieu de la rivière.

Nous devenons plus clairs,

plus disponibles, plus vrais.

La méditation est la source silencieuse de l’action juste.

Ainsi, méditer c’est se taire pour entendre la voix du cœur.

C’est s’arrêter pour que la vie nous rattrape.

C’est faire un pas de côté,

pour goûter à la saveur du présent.

Le monde a besoin de méditants.

Non pas de rêveurs détachés, mais d’êtres reliés à l’essentiel.

La méditation est un don offert à soi-même,

mais aussi au monde.

Car plus je suis en paix en moi,

plus je peux rayonner la paix autour de moi.

Alors, asseyons-nous.

Respirons.

Ne cherchons pas à atteindre quoi que ce soit.

Simplement, soyons.

Et la méditation fera le reste.

Ainsi, méditer c’est se donner le temps de revenir à soi,

mais c’est aussi se mettre à l’écoute de ce qui nous dépasse.

Car au-delà du silence de l’esprit,

il y a une autre voix, plus profonde, plus intime :

celle de l’âme.

Méditer,

c’est entrouvrir la porte de ce sanctuaire intérieur,

là où se dit l’essentiel.

Comme le rappelle François Cheng :

« L’esprit se meut, l’âme s’émeut ; l’esprit raisonne, l’âme résonne. »

Cette résonance est l’écho du ciel en nous,

la vibration secrète qui donne sens à notre vie.

La méditation devient alors une rencontre :

rencontre avec nous-mêmes,

avec notre âme,

et avec l’infini qui nous traverse.

QIGONG des SIX SONS

par Mohammed Saïas enseignant en Qi Gong

Dans la tradition taoïste, les sons sont utilisés pour générer des vibrations bénéfiques.

Le qi gong des 6 sons taoïstes, ou Liu Zi Jue,

est une pratique associée à la médecine traditionnelle chinoise,

consistant à émettre six sons spécifiques pour harmoniser,

tonifier ou purifier les organes de leurs toxines.

Chaque organe étant relié à une saison et à un élément.

Cette méthode vise à libérer la surcharge émotionnelle et à stimuler la circulation énergétique,

offrant des effets apaisants sur le système nerveux et

une aide potentielle pour la gestion du stress et du sommeil. 

Cependant, elle est contre-indiquée pour les femmes enceintes

et les personnes ayant des fractures osseuses en cours de traitement.

Repères historiques

Sun Simiao 孙思邈 (581–682) est l’un des maîtres taoïstes

dont les tra­vaux ont considérablement influen­cé la méde­cine tra­di­tion­nelle chi­noise actuelle.

On lui doit entre autres « Pres­crip­tions essen­tielles valant mille pièces d’or »

et d’autres ouvrages trai­tant du yang sheng fa « l’art de nour­rir le prin­cipe vital » 养生.

Son héri­tage est ines­ti­mable et la création des 6 sons thérapeutiques lui est attribuée.

Les méthodes des sons thérapeutiques

Il existe de nombreuses pratiques de sons thérapeutiques utilisant des vibrations et sons sacrés,

dans les traditions taoïstes et hindouistes ou dans le bouddhisme tibétain.

Le son ou mantra est la manifestation d’une énergie 

et il est utilisé dans les pratiques méditatives spirituelles et pour les soins.

Ces systèmes utilisent différentes syllabes pour créer des ondes vibratoires dans la gorge,

qui vont se diffuser vers le cerveau et les organes,

permettant de faire un massage interne et d’ouvrir les différents centres énergétiques.

Le qi gong des 6 sons taoïstes Liu Zi Jue 六紫决 

Les qigong des six sons s’ins­crivent dans cette tra­di­tion

par l’u­ti­li­sa­tion de sons spé­ci­fiques qui vont har­mo­ni­ser, 

toni­fier ou pur­ger les organes de leurs toxines (prin­cipes héri­tés des antiques Daoyin).

C’est une méthode d’origine taoïste rela­ti­ve­ment com­plexe

qui demande une connais­sance appro­fon­die des sons

pour pou­voir en faire un usage thé­ra­peu­tique pré­cis.

On l’u­ti­lise éga­le­ment en har­mo­ni­sa­tion sai­son­nière

en uti­li­sant le son connec­té à la sai­son en cours.

Certaines pratiques utilisent uniquement le son, en posture assise.

D’autres formes ont ajouté des mouvements spécifiques pour chaque organe,

qui sont pratiqués conjointement avec l’émission du son.

Comment pratiquer les six sons thérapeutiques ?

L’inspiration se fait toujours par le nez et l’expiration par la bouche

avec une intention de se nettoyer.

À l’inspiration, on guide intentionnellement le souffle vers l’organe.

À l’expiration, on sent et visualise que les toxines quittent le corps avec le son.

Le son peut être prononcé à voix haute,

impactant alors surtout le corps physique.

Il peut être chuchoté et venir ainsi toucher les aspects émotionnels

ou tout simplement être prononcé mentalement 

pour avoir un impact sur les couches les plus subtiles et spirituelles de l’être.

On garde toujours les yeux ouverts dans cette pratique,

qui a pour but de faire sortir et de nettoyer.

Les bienfaits du qi gong des six sons

Par la vibration et l’intention,

cette méthode de qi gong permet de toucher les profondeurs du corps,

notamment les organes et les os.

C’est globalement une méthode utilisée pour libérer les stagnations internes,

évacuer les blocages et remettre en circulation le qi.

Le qi gong des 6 sons taoïstes est basé sur un tra­vail com­plé­men­taire

au Wu Xin Gong (qi gong des 5 éléments),

asso­ciant d’une part une ges­tuelle par­ti­cu­lière et l’émission de 6 sons spé­ci­fiques.

Cette vibra­tion interne per­met de puri­fier l’énergie des 5 organes prin­ci­paux 

(le foie, les pou­mons, le cœur, les reins,

la rate/pancréas ain­si que la fonc­tion éner­gé­tique du triple réchauf­feur “San Jiao”). 

  • Le foie et le prin­temps sont clas­sés comme élé­ment bois ; le son Xu (chou) au prin­temps illu­mi­ne­ra les yeux et sou­la­ge­ra les stag­na­tions du foie.
  • Le cœur et l’é­té sont clas­sés comme élé­ment feu ; le son Ke (He) en été allé­ge­ra le feu du cœur.
  • Les pou­mons et l’au­tomne sont clas­sés comme élé­ment métal (ou air). Le son Se (Si) à l’au­tomne nour­rit les poumons.
  • Les reins et l’hi­ver sont clas­sés comme élé­ment eau ; le son Chui (chouei) en hiver gar­de­ra les reins à l’aise.
  • Le son Xi (Hi) régle­ra le triple réchauf­feur et éli­mi­ne­ra la cha­leur perverse.
  • Le son Hu (hou) pen­dant les quatre sai­sons aide­ra l’as­si­mi­la­tion des ali­ments par la rate.

Plus spé­ci­fi­que­ment,

cette méthode per­met de se libé­rer de la sur­charge émo­tion­nelle 

pou­vant entraver la cir­cu­la­tion de l’énergie.

Cette méthode a donc un impact très apaisant sur le système nerveux 

et peut être utilisée pour la gestion du stress et la régulation du sommeil.

Les risques et contre-indications du qi gong des 6 sons

Au-delà de toutes les contre-indications et précautions générales au qi gong,

deux cas sont strictement contre-indiqués dans cette pratique :

  • Une fracture osseuse en cours de traitement, car le son vient toucher les profondeurs, cela pourrait perturber la régénération de l’os.
  • La grossesse : les sons pouvant déranger le fœtus en cours de formation.

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

 

Notre assemblée générale aura lieu le

Mardi 16 juin de 18h30 à 20h

Salle Jules Simorre de la mairie de la Tour du Crieu

Nous aurons l’occasion de faire un bilan de cette belle année de partages, de découvertes,

échanger nos souhaits et projets

passer un moment agréable entre nous.

Nous partagerons à la suite de l’AG, un repas style « auberge espagnole ».

Les créations culinaires, les boissons, les desserts de chacun sont les bienvenus !

Les derniers cours auront lieu les 30 juin, 1er et 2 juillet aux horaires habituels.

 

LE QI GONG pratique de longévité (2) en pratique

Le Qi Gong se pratique par des enchaînements de mouvements lents,

en adéquation avec la respiration.

Chaque mouvement est fait dans un but précis pour améliorer notre état énergétique.

Ainsi, il est important de respecter l’ordre des mouvements

afin de créer une harmonie dans la circulation du Qi.

Les mouvements du Qi Gong ont pour objectif de désobstruer les méridiens,

de détendre les noeuds et d’équilibrer le flux énergétique qui circule en nous.

Dans ce but, certaines formes vont se concentrer sur des mouvements

pour stimuler nos défenses immunitaires,

renforcer l’énergie des Reins,

de la Rate,

harmoniser la circulation du haut et du bas du corps.

D’autres formes seront plus efficaces pour calmer les émotions,

stimuler le Yin des Reins,

apaiser le Feu du Coeur,

faire circuler le Qi du Foie.

Ces mouvements rétabliront la circulation du Qi pour que le pratiquant se sente apaisé, détendu.

Le Qi Gong se pratique aussi par des postures statiques.

Debout, immobile, le corps doit rester dans cette position

pendant quelques minutes en fonction de l’état énergétique du pratiquant.

La posture WUJI, par exemple est une posture où le corps se tient droit,

mais détendu, les bras positionnés le long du corps

et la tête comme suspendue au ciel par un fil,

le regard à l’horizon.

La posture statique de l’arbre, EMBRASSER L’ARBRE,

est aussi trés puissante.

Les pieds écartés à la largeur des épaules,

les bras à la hauteur de la poitrine,

les paumes face au buste.

En apparence ces postures paraissent effectivement figées,

mais en interne elles ont une action trés puissante pour stimuler notre energie vitale.

Elles permettent de détendre progressivement notre corps,

d’atténuer les tensions.

Le mental peut aussi s’agiter à ce moment là

et bloquer l’énergie en nous empêchant de rester immobiles.

Mais nous pouvons relâcher le mental en fixant la conscience sur la respiration.

Petit à petit la respiration au début bloquée au dessus du diaphragme,

descend dans le bas du ventre,

s’affine.

Le corps, bassin, genoux, épaules se repositionne

pour que l’énergie soit fluide et circule en nous jusqu’au bout des doigts;

Ces exercices statiques sont interessants à pratiquer dix à trente minutes par jour

pour apporter une vraie détente,

un regain d’énergie,

dans le respect du corps de chacun.

Le Qi Gong se pratique par des mouvements lents

mais aussi par des marches.

Elles permettent de travailler la coordination et l’équilibre.

Lentes, où les bras et les jambes se coordonnent.

Le principe est dans chaque mouvement ou posture, faire un réajustement de :

  • le mental, le calmer, être ici et maintenant en pleine conscience.
  • la respiration, abdominale, la développer au niveau du Dan Tien inférieur.
  • la posture, la harmoniser pour que la circulation de l’énergie soit aisée.

REPRISE

Martine reprend les cours cette semaine et assurera les cours de

MARDI 18 MARS à 18h30

et MERCREDI 19 MARS à 20h30

Le JEUDI 20 MARS sera un jour de repos

pour Martine qui s’est faite opérer la semaine dernière.

Merci Martine pour ton effort !

LE QI GONG pratique de longévité (1) principes de base

Le but du Qi Gong est de conserver le plus longtemps possible sa santé mentale et physique.

Chacun de nous possède une dose d’énergie qui se disperse au fil du temps.

Cette énergie vitale peut être comparée à une flamme de bougie

qui doit rester flamboyante tout au long de la vie.

Le principe de base dans la pratique du Qi Gong est de considerer l’être humain entre Terre et Ciel.

L’être humain capte et se nourrit de ces énergies en permanence.

Lors de la pratique du Qi Gong il prend pleinement conscience de ce lien,

de cette polarité qui le traverse.

Nous pouvons ressentir ce lien invisible qui nous connecte à la Terre et au Ciel

en suivant plusieurs étapes ou degrés de conscience.

Tout d’abord il faut arriver à prendre conscience de sa respiration

et ensuite la ralentir tranquillement.

Ensuite prendre conscience de la gravité.

En position debout, immobile, les jambes écartées de la largeur du bassin,

genoux légèrement fléchis,

concentrez-vous sur vos voûtes plantaires qui sont en appui sur le sol,

et donc connectées à l’énergie de la terre.

Il faut descendre le poids de son corps vers le centre de gravité,

le sentir de plus en plus lourd et de plus en plus ancré au sol.

C’est l’image d’un chêne, fort, puissant, ancré dans ses racines,

qui laisse monter en lui la sève pour le nourrir.

Une fois connectés à l’énergie de la Terre,

relions-nous à l’énergie du Ciel.

Cette fois notre attention se portera sur le sommet de la tête,

Bahué, le point le plus haut de la tête.

Il faut s’imaginer un fil d’or reliant le sommet de la tête au Ciel

afin de capter toute l’énergie celeste.

Le corps s’agrandit tout en restant ancré au niveau de la Terre.

Le Yin et le Yang nous traversent de bas en haut et de haut en bas.

Une fois cette connexion établie, ressentie au plus profond de nôtre être,

nous pouvons étendre notre sphère énergétique et nous connecter à l’énergie de la nature.

Nous passons d’une connection verticale à une connection horizontale.

La dernière étape porte sur la respiration

et notamment la recherche de l’harmonie avec les énergies extérieures et notre souffle interne.

Pour se faire la respiration doite s’affiner,

être de plus en plus subtile afin que notre corps ne fasse plus qu’un avec les énergies environnantes.

Les ORIGINES du QI GONG

Le Qi Gong est un des piliers de la Médecine Traditionnelle Chinoise,

mais ses origines remonteraient au-delà de l’écriture.

À cette époque le Qi Gong relevait des traditions chamaniques et se nommait le Dao Yin.

L’origine du Qi Gong, de l’acupuncture et de la phytothérapie est trés liée à l’empereur jaune, Huang Di.

Dans un manuscrit, le Huang Di Nei Jing, l’empereur rapporte les conversations qu’il entretenait avec ses conseillers en chef de médecine.

Ce manuscrit est considéré aujourd’hui comme un ouvrage de référence pour la Médecine Traditionnelle Chinoise.

Le Qi Gong Taoïste, 200 ans avant J.C., utilisait déjà des systèmes complexes et élaborés pour préserver la santé et accroître l’énergie vitale.

Des postures de base étaient associées à des techniques de respiration et de concentration pour atteindre une transformation interne.

L’Alchimie interne, la voie de l’immortalité.

Le Qi Gong évolua au fil des dynasties grâce à de grands médecins.

Hua Tuo inventa le Qi Gong des cinq animaux dans lequel il imite le caractère du monde animal avec des mouvements pour capter l’Esprit (Shen) de l’animal.

Sun Si Miao, autre grand médecin taoïste, a fait connaître les techniques taoïstes dans les facultés de l’époque.

Il a étudié en particulier les différents types de massages.

Le Qi Gong a aussi une origine bouddhiste avec le fameux Bodhidharma qui demeura prostré pendant neuf années à méditer.

Après avoir atteint le nirvana, celui-ci se releva et pour remettre ses muscles en mouvement,

il pratiqua une série d’exercices, le Yi Jin Jing.

C’est une forme gymnique basée sur dix-huit mouvements afin d’assouplir les muscles et les tendons et faire ainsi un nettoyage de la Moelle.

Il enseigna cette forme aux moines Shaolin pour les aider à mener à bien leurs longues méditations immobiles.

Plus tard, sous la dynastie Song, l’empereur Tai Su va reprendre ces dix-huit mouvements.

Ils serviront de base pour un Qi Gong connu actuellement,

sous le nom des Huit pièces de brocard de soie, le Baduanjin.

Le général Yu Fei le transformera aussi pour rendre ses soldats plus performants

sur les champs de bataille.

Et c’est celui de ce général qui est actuellement enseigné dans les écoles de Qi Gong.

Le Qi Gong d’origine taoïste est considéré comme un système interne, Neija.

Dans les formes taoïstes, les mouvements vont de l’intérieur vers l’extérieur,

c’est à dire de la méditation vers le mouvement, du plus subtil au plus concret.

C’est l’Alchimie interne.

Le Qi Gong d’origine bouddhiste est quant à lui,

considéré comme un système externe, Waijia.

Dans les formes bouddhistes les mouvements vont donc de l’extérieur vers l’intérieur,

c’est à dire du mouvement vers la méditation.

Le Qi Gong d’entretien de la santé peut être pratiqué par tous et à tous âges,

en groupe, ou seul, avec un maître ou au sein de la famille.

Quelques réflexions à propos du QI GONG

partie 2

Les bienfaits du Qi Gong

Les bienfaits du Qi Gong sont nombreux

et sont ressentis aux niveau physiologique, émotionnel et spirituel.

Il stimule les organes, prévient du vieillissement, réduit certaines douleurs chroniques, améliore la qualité du sommeil et la concentration, travaille sur l’équilibre et l’ancrage, réduit l’hypertension artérielle, assouplit les muscles et mobilise les articulations, réduit le stress et enfin améliore la confiance en soi.

La grande particularité du Qi Gong est d’amener toute notre conscience sur la respiration

et de la coordonner avec les mouvements effectués.

Cette respiration consciente permet de lier le corps à l’esprit.

C’est donc un art qui combine la pensée, la respiration et le mouvement.

Pour bien réaliser le Qi Gong, l’action et le mental doivent s’unir pour laisser place au ressenti,

à une réelle présence à soi et à l’énergie qui nous traverse.

Une pratique régulière permet de conserver une bonne santé,

de ressentir un bien-être immédiat et durable,

de ralentir le vieillissement, de nourrir ou stimuler l’énergie des organes, d’évacuer le stress.

Il remet le corps dans sa structure, dans une posture adaptée permettant aux souffles de circuler librement dans les méridiens et d’harmoniser les émotions.

Outre le fait que le Qi Gong participe à l’entretien de la santé,

à la circulation de l’énergie dans le corps,

à stimuler le fonctionnement organique,

il contribue aussi à l’épanouissement personnel et spirituel de l’être,

à son équilibre émotionnel.

Il nous aide à mieux nous adapter à notre environnement

ainsi qu’à mieux communiquer avec les autres.

Le Qi Gong permet d’accéder à l’unité entre le corps et l’esprit en liaison avec l’Univers,

et de nous connecter à notre énergie originelle, à notre Source.

Recevoir les énergies du Ciel et de la Terre,

maintenir en soi l’indispensable équilibre Yin-Yang

et transmuter ces énergies pour mieux les partager avec les autres,

voici un véritable programme « alchimique« .

Finalement, le but de la pratique du Qi Gong est une véritable transmutation interne.